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La salle immersive

La salle immersive
Durant 12 minutes, plongez dans la Bataille de Gergovie ! Un spectacle audiovisuel combine projections sur écran et maquette géante pour immerger le spectateur dans l’affrontement entre Romains et Gaulois.

Les armes de la bataille

Les armes de la bataille de Gergovie
Casques, épées, traits de scorpio, pointes de flèches, boulets de baliste… Venez découvrir les témoins de la Bataille de Gergovie, retrouvés sur mais aussi autour du plateau de Gergovie, permettant d’envisager un champ de bataille plus important que celui décrit dans le texte de Jules César.

Les morts et les vivants témoignent

Les morts et les vivants témoignent
Prenez place et laissez les acteurs de la Bataille vous narrez les événements tels qu’ils les ont vécus ! Tandis que César et Vercingétorix vous livrent leurs stratégies, Titus Aelius, modeste fantassin vous explique la dureté de l’entretien du camp romain, et Tritogenos, guerrier gaulois, se prépare à livrer bataille. Ces témoignages en format vidéo prennent place dans un décor où sont reconstitués les remparts gaulois et romains à l’échelle 1, ainsi qu’une fosse aux chevaux dont les dernières analyses indiquent qu’elles pourraient avoir un lien avec la bataille, et une sépulture humaine découverte dans le fossé du grand camp romain en 2009.

Le temps du paysage, œuvre numérique

Le temps du paysage oeuvre numérique
A travers cinq fenêtres numériques, l’artiste Antoine Belot vous propose une incursion dans les paysages du Plateau de Gergovie, depuis sa formation il y a 27 millions d’années jusqu’à l’installation des premiers villages il y a 2000 ans. Une pause pour contempler l’évolution de paysages dans le temps géologique. Au centre de l’installation, la formation du plateau met en scène cette chronologie du paysage, non comme l’écoulement d’un temps linéaire, mais comme une succession d’instants suspendus.

L’artiste invite ainsi à une balade dans un modèle numérique du paysage qui se décline en cinq tableaux (-27 MA, -17 MA, -3MA, -60 000 ans et -2 000 ans) à la temporalité indépendante et propose au visiteur de se laisser porter par le défilement d’un nuage, le scintillement d’une feuille ou les mouvements discrets d’une végétation remontant à un temps révolu. Rencontre poétique avec des paysages disparus, cette installation est une ode au temps long. Cette création conçue en collaboration avec l’équipe scientifique du musée, offre une restitution des paysages fidèles à l’état de la connaissance, tout en nous proposant une création qui nous permet de les appréhender au travers de son imaginaire :

« L’imagerie 3D est une manière d’approcher la démarche scientifique des chercheurs ayant mis à jour l’histoire du paysage. Elle me permet de me poser la question de la simulation de ces temps passés, celle de la création d’un modèle. L’histoire des temps géologiques engage à une remise en perspective de notre temps propre, de notre vitesse. Intéressé par les notions d’échelle, je cherche à cadrer une perspective humaine, les 27 millions d’années qui s’échelonnent dans ces tableaux. Le rapport à la ligne d’horizon et au paysage invite à instaurer une métaphysique face à l’histoire en réinscrivant la perception humaine au premier plan. »

💡 Création originale d’Antoine BELOT.
⛏ Oeuvre numérique conçue pour le Musée de Gergovie dans le cadre d’une commande de Mond’Arverne Communauté. Installation sur cinq écrans, animation 3D, 2019.

Les vases peints

Les vases peints de Gandaillat
Sur le site arverne de Gandaillat, on a découvert une collection de vases peints à décors animaliers uniques en Europe. Témoignant de la richesse artistique arverne, ces vases décorés de représentations animales vous surprendront par leur beauté.

A gauche, ce vase à décor de frises de cervidés confectionné dans la 1ère moitité du IIème siècle avant J-C ce vase est le plus ancien des vases à décor animalier découverts dans le bassin clermontois. Il figure un même cerf tourné à droite dont le motif est reproduit quatre fois en haut et cinq fois en bas. La posture de l’animal, dont la figuration est relativement naturaliste, évoque une bête en train de s’alimenter, de s’abreuver ou de charger.
⏳ Datation : Vers 200 à 160 avant J-C
⛏ Découverte : Fouille Vermeulen 2003, Site de Gandaillat – Clermont-Ferrand
Copie – Original au Musée Bargoin – Clermont Métropole

A droite, ce vase à décor de harde de cervidés est le plus grand récipient à décor animalier d’Auvergne. Son décor, complexe et stylisé, évoque clairement une scène de parade nuptiale. De grands cerfs, poitrail bombé et tête relevée, exhibent leur ramure. D’autres s’affrontent pour le contrôle de la harde. Les biches, figurées entre les pattes de grands mâles, attendent l’issue des combats.
⏳ Datation : Vers 140 à 110 avant J-C
⛏ Découverte : Fouille Vermeulen 2001, Site du Brézet – Clermont-Ferrand
Copie – Original au Musée Bargoin – Clermont Métropole

Le trophée guerrier

Le trophée de guerrier
Antérieur à la Bataille de Gergovie, ce trophée guerrier a été retrouvé sur l’oppidum de Corent, autre site arverne majeur situé à quelques kilomètres de Gergovie. Ce dépôt métallique exceptionnel se compose de plusieurs objets en fer et en alliage cuivreux dont l’association est identifiée aux vestiges d’un trophée d’armes exposé à l’origine contre le mur d’enceinte du sanctuaire. Initialement, le trophée d’arme était constitué d’un présentoir anthropomorphe supportant une cotte de mailles, quatre boucliers, une ou plusieurs épées ainsi qu’une enseigne militaire en forme de sanglier. Il correspond à la consécration, au sein du sanctuaire de la cité, d’armes gagnées sur l’ennemie à l’occasion d’un événement militaire dont il convenait de garder le souvenir. Cette pratique du trophée guerrier renvoie à un passage de Plutarque : « Les Arvernes montrent encore, dans un de leurs temples, une épée suspendue qu’ils prétendent être une dépouille prise sur César ».
⏳ Datation : Fin du IIème siècle avant J-C
⛏ Découverte : Sondage Garcia 2009, oppidum de Corent – Veyre Monton
Prêt du Département du Puy-de-Dôme

Découvrez les autres secrets du Musée de Gergovie

Pot de stockage en céramique modelée

Récoltées à la fin de l’été, les céréales et légumineuses sont stockées, nettoyées (grains) ou non (épis, cosses), dans les greniers aériens. Ces constructions, hors-sol et pourvues de garde-rats, assurent la conservation sur le long terme de plusieurs tonnes de productions.

Les grains sont nettoyés (battage, vannage, criblage) en fonction des besoins puis stockés dans de grands récipients en céramique en attendant d’être consommés. La consommation quotidienne de céréales est estimée à 500 g par personne, soit plus de 180 kg par an.

 Datation : IIème siècle avant J-C
 Découverte : Fouille Loison 1986, Pontcharraud – Clermont-Ferrand
Prêté par le Service Régional de l’Archéologie – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes
📸 Henri Derus

Pot de stockage en céramique modelée

Pot de stockage en céramique modelée

Meule rotative

La mouture du grain se fait quotidiennement et au sein de chaque foyer à l’aide d’un moulin rotatif en pierre.

La partie basse de la meule (meta) est fixe. La partie supérieure (catillus) est mobile. Les deux sont solidarisées autour d’un axe en bois. Des poignées permettent d’actionner la partie mobile. Le grain est alors versé au centre de la partie supérieure et broyé entre les deux pierres.

La consommation quotidienne de céréales étant estimée à 500g par personne, il faut 4h30 de travail fastidieux et répétitif pour obtenir la production nécessaire à l’alimentation d’une famille de 6 personnes.

 Datation : IIème siècle avant J-C
 Découverte : Fouille 1986-1995 sur le site du Pâtural à Clermont-Ferrand
Prêt du Service Régional de l’Archéologie – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes

Meule rotative

Meule rotative

Quartier du faubourg artisanal de Gondole

Implanté en avant de la fortification, cet habitat se développe sur une vingtaine d’hectares en bordure de la voie principale menant à l’oppidum (ville fortifiée). Il est traversé par un axe secondaire qui part en direction de l’Allier.

L’organisation du faubourg, très structurée, est comparable à celle perçue dans l’espace fortifiée. Une dizaine de grands bâtiments sur sous-sols, plusieurs constructions légères sur poteaux porteurs, une trentaine de puits à eau et un très grand nombre de vestiges artisanaux y ont été mis au jour.

Le quartier accueillait des artisans aux spécialités diversifiées dans la métallurgie du fer et du bronze, la tabletterie, la boulangerie et la production céramique. Cette dernière est la mieux représentée avec, sur 5000 m² étudiés, plusieurs structures de préparation de l’argile, quatre ateliers comportant chacun plusieurs installations de tournage, et cinq installations de cuisson comprenant de deux à quatre fours.

Une population privilégiée portant les armes et consommant des produits importés d’Italie (parure, vaisselle céramique, vin) résidait également dans ce quartier.

 Datation : 50-30 avant J-C
 Maquette au 1/125ème
📸 Henri Derus

Quartier du faubourg artisanal de Gondole

Quartier du faubourg artisanal de Gondole

Les objets de la vie courante

Ces objets illustrent les activités pratiquées au sein de chaque foyer, qu’elles soient liées au travail ou aux loisirs. Les nombreux couteaux (à droite sur la photo) en fer, grill et meules évoquent directement les préparations culinaires. Louches et passoires sont plus particulièrement utilisées pour le service du vin.

Ensuite, (pendues par des cordelettes sur la photo) les fusaïoles permettent de filer la laine et les pesons maintiennent les fils tendus sur le métier à tisser, ils indiquent la présence d’une activité textile que devait exercer une ou plusieurs personnes du cercle familial.

Les pièces de harnachement (le plus à gauche sur la photo) témoignent de la domestication et de l’utilisation d’animaux comme auxiliaires du travail des hommes. Les stylets en fer ou en os, destinés à l’écriture sur des tablettes de cire, démontrent la diffusion de cette pratique dans la deuxième moitié du 1er siècle avant J.-C.

Enfin, les nombreux pions de jeu (les petites pièces plates au centre de la photo) attestent du goût des habitants de Gergovie pour les jeux de plateau (marelle, latroncules, etc).

 Datation : en moyenne 30-15 avant J-C
 Découverte : les objets sont issus de nombreuses fouilles, plus d’informations sur les cartels dans le Musée de Gergovie.
Sur la photo de nombreux objets sont prêtés par le Service Régional de l’Archéologie – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes. Huit sont de la collection Chirent et deux sont des copies (les originaux étant au Musée Bargoin – Clermont Auvergne Métropole).
📸 Henri Derus

Les objets de la vie courante

Les objets de la vie courante