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La vie au temps des Arvernes

Quand Gergovie était une cité arverne

Situé à 750 m d’altitude et difficilement accessible, le Plateau de Gergovie a naturellement été choisi comme place forte naturelle.

Les Arvernes, peuple gaulois qui occupait le territoire s’approchant de l’Auvergne actuelle, ne s’y sont pas trompés et ont fait de ce lieu un oppidum, une agglomération dotée d’importants remparts et d’aménagements publics sans précédents. À l’instar des deux autres oppida de Corent et Gondole du IIIe au Ier siècle avant notre ère, Gergovie était entourée d’un imposant système de fortifications et était organisée autour de voies et d’espaces publics délimitant des îlots d’habitation et des fonctions commerciales et artisanales prédominantes.

La cité a continué de se développer jusqu’au début de notre ère (10 à 20 après J.-C.) avant de laisser sa place de capitale à Augustonemetum, l’actuelle Clermont-Ferrand, située à une quinzaine de kilomètres.

Les témoins du passé

La vie des Arvernes sur ce territoire est aujourd’hui principalement connue grâce à l’archéologie. Depuis le XIXe siècle, plusieurs phases de fouilles se sont succédé sur les oppida auvergnates et dans le bassin clermontois pour retrouver les traces du passé gaulois.

Ainsi l’archéologie révèle des savoir-faire agricoles et artisanaux, une culture et une organisation sociale, politique et géographique très structurée chez les Gaulois insoupçonnés jusque-là. De nombreux indices permettent de mieux comprendre le quotidien du peuple arverne : vestiges d’architecture, vaisselle cassée, monnaies, objets de parure ou encore outils et ustensiles de travail liés à divers métiers. Les sépultures sont également de véritables gisements d’informations sur la relation des hommes du passé avec la mort et sur les pratiques religieuses. Le Musée de Gergovie conserve une partie de ces témoins du passé et retrace les différentes thématiques liées aux Arvernes.