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Vercingétorix et César : Portraits de chefs

Vercingétorix, le guerrier arverne

Le nom de Vercingétorix apparaît dans le livre VII de l’ouvrage écrit par Jules César, De Bello Gallico, La Guerre des Gaules, qui relate les évènements de l’année 52 avant J.-C. de la septième année de la guerre de conquête menée par le général romain en Gaule. C’est grâce à cet ouvrage que nous savons aujourd’hui que Vercingétorix, natif de Gergovie, a moins de 30 ans au moment des faits et qu’il appartient à la plus haute aristocratie arverne. Il est d’ailleurs le fils de Celtillos, dignitaire arverne exécuté par ses pairs pour avoir voulu restaurer la royauté à son profit.

Son nom, « Vercingétorix », peut se traduire par « grand roi des guerriers ». Comme tous les nobles, Vercingétorix est formé au métier des armes et à la stratégie militaire. Il a même pu servir sous les ordres de César lors de ses premières campagnes en Gaule, à l’instar de nombreux chefs gaulois. Mis à part César, sept auteurs ont mentionné Vercingétorix dans leurs écrits : tous sont romains ou grecs, et aucun d’entre eux n’a été témoin direct de la guerre des Gaules, la plupart ayant vécu plusieurs siècles après. Seul Dion Cassius (IIe et IIIe siècles de notre ère) écrit sur la fin du chef arverne : après sa défaite puis sa reddition à Alésia en 52 avant J.-C., il est fait prisonnier puis emmené à Rome où il est finalement exécuté en 46 avant J.-C. à l’issue du triomphe de César.

Jules César, le général romain

À la différence de Vercingétorix, la vie et l’apparence de Jules César sont beaucoup mieux connues aujourd’hui. Elles sont documentées par de nombreux écrits d’auteurs antiques – dont ceux de César lui-même – et quelques sources iconographiques contemporaines. Caius Iulius Caesar naît à Rome en 100 avant J.-C. dans une très ancienne famille aristocratique. Cultivé, habile orateur et fin stratège, il aspire aux plus hautes fonctions de la République romaine. Après avoir participé aux campagnes militaires romaines en Asie Mineure, il s’engage dans le cursus honorum, la « carrière des honneurs », et suit une carrière politique sans faute qui le conduira à occuper successivement des fonctions financières, administratives et judiciaires, jusqu’à la magistrature suprême. Il est élu consul, la plus haute fonction civile et militaire, en 59 avant J.-C. pour une durée d’un an.

Devenu proconsul l’année suivante, il reçoit le gouvernorat de trois provinces romaines, dont la province de Gaule Transalpine, et quatre légions. Il est âgé de 42 ans quand, en 58 avant J.-C., il engage la conquête de la Gaule afin d’obtenir le prestige militaire et la fortune qui lui permettront d’assouvir ses ambitions politiques à Rome. C’est dans cet esprit qu’à partir de 49 avant J.-C., il lance une guerre civile contre son principal ennemi au Sénat, Pompée. Victorieux en Gaule puis contre Pompée, son triomphe est célébré à Rome en 46 avant J.-C., mais il est assassiné en 44 avant J.-C. par des sénateurs qui le soupçonnent de vouloir s’emparer de tous les pouvoirs et de mettre en danger la République.